Découvrir le littoral britannique à bord d’un navire d’expédition

Sur les traces de royaumes et de kilts écossais

L'experte en voyage

Marlise Eijking

L’experte en croisières travaille depuis environ 30 ans dans le secteur du tourisme. En 1997, après avoir parcouru le monde pendant 8 années comme guide touristique, elle revient s’installer en Suisse et fut bientôt « victime » du virus des croisières. Depuis, Marlise Eijking élabore avec passion pour Kuoni Cruises des concepts de croisière décalés sur toutes les mers du globe.

La beauté aride de paysages désertiques, le spectacle de ces drôles de macareux et un bain moussant du majordome : des temps forts que je ne suis pas prête d’oublier. Je suis partie à la découverte du littoral britannique à bord du navire d’expédition Silver Explorer – et ai été surprise plus d’une fois. 

Mise à l’épreuve dans le comté d’Antrim

Les genoux en coton et le cœur battant la chamade – heureusement que la traversée du Carrick-a-Rede Rope Bridge au nord du comté d’Antrim a été le seul instant de panique de mon voyage en bateau. J’ai un vertige d’enfer. Pourtant, j’ai osé m’avancer sur ce pont brinquebalant, suspendu à chaque printemps depuis 350 ans par les pêcheurs de saumon et décroché tous les automnes. 30 mètres sous moi, les vagues de l’Atlantique écument et sont assourdissantes. « Surtout ne pas regarder en bas », mon credo pour cette traversée insensée, « respirer doucement l’air salé et frais de la mer et me concentrer sur la personne qui me précède ». La passerelle ne fait qu’un mètre de large et c’est en file indienne que nous atteignons l’autre côté, Carrie Island. J’ai surmonté cette épreuve avec bravoure, la récompense ayant été une vue dégagée sur les magnifiques panoramas de la côte écossaise tout proche. 

Par monts et par vaux

Tout d’abord : la météo anglaise nous a fait une bonne surprise. Elle a été de la partie tout au long du voyage, de Portsmouth aux îles de l’Atlantique au sud de l’Angleterre, le long de la côte en remontant vers l’extrême nord de l’Écosse et vers l’Irlande. Il n’a plu que lorsque nous étions dans le bus – nous avons eu un temps sec pour toutes nos excursions en plein air. Quel luxe ! Heureusement d’ailleurs, car les petites îles et les côtes isolées que nous avons découvertes n’avaient souvent pas de sentiers – nos randonnées se sont faites par monts et par vaux, traversant des prairies, escaladant des rochers. Mais pas seulement : sur la petite île de Tresco (îles Scilly), nous nous sommes promenés dans le jardin de l’abbaye, soigneusement aménagé, alors que le parfum de plus de 20 000 plantes exotiques flattait nos narines. 

Paradis des oiseaux

À Skomer, nous ne sommes pas descendus à terre mais avons longé les falaises escarpées en canot pneumatique (zodiac). Un vrai parfum d’aventure ! À nos yeux s’est alors révélé un paradis pour les oiseaux, que l’ornithologue hollandais qui accompagnait notre groupe nous a conté avec beaucoup d’humour. À propos... je suis tombée amoureuse. Des téméraires « puffins ». Sur l’île écossaise Isle of Lunga, nous avons pu nous approcher tout près des macareux, ces compères multicolores et rigolos. Des milliers vivent sur ce petit bout de terre. Curieux, ils ont fait la pose devant nos appareils photo tentant par la même occasion de les saisir avec le bec. D’autres nous ont simplement ignorés, préférant travailler à leur nid. 

Une jupe ou plutôt un kilt pour chaque clan

Sur l’Isle of Mull (Écosse), nous sommes passés de la faune et de la flore à un décor de château. Datant du XIVe siècle, le Duart Castle appartient au clan des Mac-Lean. Son propriétaire, Sir Lachlan Mac-Lean, y vit encore et nous a accueillis personnellement. Au fait : les carreaux écossais ne sont pas tous les mêmes. En effet, chaque clan a son propre design – si bien que le motif d’un kilt révèle l’appartenance familiale de son porteur. Le Duart Castle, tout comme le Dunluce Castle que nous avons admiré en Irlande du nord, sont très appréciés comme décors de cinéma. Le château de Dunluce a servi entre autres de décor à la très populaire série fantastique télévisée de « Games of Thrones ». 

Repos à bord

Après des journées riches en émotions, nous nous réjouissions de retrouver le confort de notre maison flottante. L’équipage du Silver Explorer nous a littéralement gâtés. À la fin d’une journée froide et pleine d’actions, un merveilleux bain moussant nous attendait dans notre suite – une attention exquise de notre majordome. Les surprises de l’équipage pour les voyageurs fêtant leur anniversaire étaient des gestes tout aussi attentionnés : une chanson accompagnée à la guitare et une cabine joliment décorée. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les repas à bord : du restaurant, fort élégant, nous avions une vue panoramique dans trois directions et les plaisirs gourmands ont ravi mon palais chaque jour. 

Instructives et drôles – c’est ainsi que l’on peut décrire nos réunions quotidiennes avant le dîner afin de faire une rétrospective de la journée et préparer le lendemain. Tous les yeux étaient alors rivés sur l’équipe des relecteurs (un historien, un ornithologue, un biologiste marin et un botaniste). 

Dernier arrêt : Dublin

Le voyage s’est achevé par l’exploration d’un nouveau terrain culinaire. À Dublin, on nous a servi de la poitrine de porc et des joues de bœuf, des spécialités irlandaises typiques qui sont même très bonnes. Ici, le comprimé de « Stugeron » contre le mal de mer n’était plus au menu... nous étions à l’hôtel. 

Propos recueillis par Evelyne Owa
Photos: Marlise Eijking / DER Touristik Suisse SA

Kuoni Cruises

   

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