Expériences « Oh là là » en Oman

Où l’on trouve des maîtres-nageurs dans le désert et le sultan est d’humeur généreuse

« N'est-ce pas incroyable que l'on puisse payer par carte de crédit dans le souk de Muttrah ? »

- Cyrine Toumi


Voyageuse

Cyrine Toumi

Lorsqu'on ne trouve pas Cyrine Toumi au bureau, elle explore le monde - et elle veut découvrir des cultures étrangères, des paysages intacts et faire la connaissance de nouvelles personnes. Bien que l'Inde l'ait impressionnée le plus jusqu'à présent, son cœur appartient au continent africain.

Cyrine Toumi, experte en voyages chez Kuoni, s'est jointe à un groupe de voyageurs de Studiosus et a visité Oman. Durant ce voyage, elle a succombé à la magie du désert et a découvert la technique moderne dans des lieux traditionnels.

Lors de son premier jour dans la capitale omanaise, Mascate, Cyrine visite le marché près du port. Ici, les commerçants - parmi eux aussi de nombreux immigrants pakistanais et indiens - offrent des produits utiles pour la vie quotidienne, de l'or et de l'argent, mais également des épices et de l'encens omanais. On dit que cette résine parfumée a un effet nettoyant et elle est jouit d’une grande popularité bien au-delà des frontières du pays. Notamment grâce à l'histoire des trois rois Mages, où les sages d'Orient ont apporté de l'or, de l'encens et de la myrrhe à l'Enfant Jésus. Les autochtones utilisent l'encens comme remède contre les maux de gorge et l'enrouement, entre autres choses, souvent en complément du thé. Cyrine préfère se désaltérer avec quelque chose de plus frais par des températures printanières de plus de 20 degrés. Comme le smoothie à la menthe et au citron vert dont elle est emballée.

Après une courte pause, le groupe se dirige vers le prochain incontournable de Mascate : la Grande Mosquée du sultan Qaboos. Le bâtiment est un chef-d'œuvre architectural en grès avec cinq minarets. À l'intérieur, un chandelier de huit tonnes est suspendu au plafond, orné de cristaux Swarovski scintillants et de plus de 1000 ampoules. Un spectacle à couper le souffle. Mais le tapis est tout aussi impressionnant ; il fait plus de 4 000 mètres carrés.  La mosquée porte le nom de son constructeur, le sultan Qabus. Depuis les années 1970, il dirige un État riche en pétrole et a contribué au passage de l'Oman d'un pays en voie de développement à un État modèle. La plupart des Omanais adorent leur sultan, explique la guide touristique. Une fois par an, il voyage dans tout le pays et paie pour de nouveaux bâtiments, routes, hôpitaux, bref, tout ce qui est nécessaire. Après avoir visité la vieille ville et la nouvelle partie de Mascate, le groupe retourne à l'hôtel pour partager ses expériences de la première journée du voyage et s'immerger dans l'art de la cuisine arabe. Il s'agit notamment du pain plat, de l’houmous, de l'agneau et des dattes dans toutes leurs variantes.

Déjeuner en plein air avec vue panoramique

Le lendemain, à bord de plusieurs véhicules tout-terrain, les voyageurs se dirigent vers Nizwa, la ville la plus importante de l'intérieur du pays. La météo en cours de route doit être bonne, car leur chemin mène via les monts Hajar, où il se peut que l'on s’embourbe lorsqu’il pleut. La chance sourit au groupe de voyage. La météo est au beau fixe ; la meilleure vue sur le paysage en changement incessant. Les monts du Hajar sont traversés par de profondes gorges et des rochers escarpés. Ils s'arrêtent au supermarché et achètent le pique-nique du midi. Une bonne occasion pour entrer simplement en contact avec les gens du pays et vivre un peu de la vie quotidienne. Approvisionnés de plats à emporter locaux, les Suisses s'offrent une pause-déjeuner prolongée dans une véritable oasis : le Wadi Bani Auf. Le déjeuner en plein air est couronné par une vue sur l'eau verte de jade, les rochers aux reflets pastels et les palmiers incrustés dans le paysage, comme une décoration.

Environ une heure et demie de route plus tard, ils atteignent leur destination Nizwa. Autrefois, la ville était considérée comme un centre prospère de religion, de philosophie, d'art et de commerce. Aujourd'hui, ce sont surtout les bâtiments historiques, l'imposant fort et le souk qui attirent de nombreux visiteurs du monde entier. Les commerçants en costume traditionnel présentent leurs chèvres, agneaux et poulets au marché aux bestiaux - en même temps, ils envoient des messages avec leurs smartphones. Une image bizarre. Mais elle est plutôt à sa place dans le collier de perles de contrastes. Tradition et modernité vont de pair à Oman. Mais, le rapport avec la nature reste une constante. Celui qui a envie de viande doit acheter un animal et l'abattre lui-même. Dans ces circonstances, on trouverait encore de nombreux végétariens chez nous. Cyrine et ses compagnons de voyage restent éveillés encore longtemps après cette journée et philosophent sur l'Orient et l'Occident avant que le sommeil ne frappe à la porte et que le muezzin appelle à la prière à quatre heures du matin. Quelques petites heures plus tard, le groupe Studiosus est de nouveau en route pour de nouvelles aventures. On se dirige vers le désert de Wahiba-Sands, dont les dunes s'élèvent jusqu'à 200 mètres vers le ciel.

Boire du thé à la belle étoile

Ils s'enregistrent au camp du désert « Al Wazil ». Chacun a sa propre cabane avec un coin salon à l'extérieur et il y a même l'électricité et l'eau courante. Pour mettre les hôtes dans l'ambiance, les chauffeurs leur apprennent à s’habiller pour le désert et à enrouler un turban. Au dîner, le groupe s'installe ensemble dans une tente du désert partiellement recouverte et aménagée avec sa propre cuisine. Ici et là, un cafard trotte parfois sur le tapis, mais ces individus désagréables ne peuvent empêcher l’enthousiasme pour le désert. Plus tard, tout le monde se rassemble autour du feu de camp et sirote du thé. La voûte étoilée est gigantesque. Vers 22h00, ils roulent avec les jeeps encore plus profondément dans le désert. Sur un endroit plat, ils s’allongent dans le sable et observent en silence le ciel nocturne et les nombreuses étoiles filantes. Le froid ne les dérange pas, car à cette époque de l'année, il éloigne les scorpions et les serpents.

Beauté irréelle et non pas un mirage

Le lendemain, départ pour Sur. À Wadi Bani Khalid, le groupe s'arrête pour prendre une photo. L'oasis luxuriante avec ses rochers rappelle une autre planète. Puis, une apparition pénètre ce paysage irréel : ce n'est pas un mirage, mais un maître-nageur qui se dresse devant le groupe. L'oued est particulièrement populaire auprès des citadins en tant que zone de loisirs de proximité et comme beaucoup ne savent pas nager, il s'occupe de la sécurité des hôtes.

C’est alors que Cyrine décide de revenir à cet endroit. Mais la prochaine fois, plus longtemps et avec encore plus de temps pour découvrir en profondeur tous les contrastes de l'Oman.

Propos recueillis par Magdalena Ostojić
Photos : Cyrine Toumi, Jessica Feustle

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