Invitée au pays des raretes : Papouasie-Nouvelle-Guinée

Coraux, crocodiles et carnaval dans le pays le plus mystérieux du monde

Auteure

Jessica Clarisse

Jessica Clarisse est Product Manager et responsable des offres de plongée chez Manta Voyages depuis 2006. Avec plus de 300 plongées à son compteur, elle combine sa passion et son travail.

«Un million de voyages différents» : c’est la promesse de l’agence de tourisme de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Je fais partie des chanceux qui ont été invités à visiter cet État insulaire exotique. À l’est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, je fais la rencontre de personnes curieuses et de paysages naturels sauvages, et je fais un petit crochet bien trop petit dans un paradis sous-marin intact. «Avinun» Papouasie-Nouvelle-Guinée ! 
 

Un nouveau chez soi

Comme chacun sait, il n’existe pas de plus belle joie que celle que l’on anticipe. Je la savoure même plus que ce que je souhaiterais puisque mon voyage à destination de la Papouasie-Nouvelle-Guinée traîne en longueur. Après une halte à Singapour et Port Moresby, nous arrivons enfin à Wewak, sur la côte nord de l’île. Le nord est le point de départ de toutes les excursions dans la région qui porte le nom du fleuve le plus long du pays, le Sepik. Le paysage est marqué par des marécages, des mangroves et une jungle dense, et ici et là, des petits villages traditionnels, qui ne sont accessibles que par bateau. Le lendemain, notre guide local Philip nous accompagne. Il doit son prénom allemand à l’ancienne puissance coloniale. Avec Philip ainsi que quatre autres voyageurs, nous nous mettons en route pour Pagwi. Sur le chemin, quelle joie de découvrir les premiers autochtones : les «Nationals» ! Nous les regardons, le visage rayonnant, et voyons des yeux d’enfants émerveillés. Les petits courent derrière notre bus et nous interpellent avec enthousiasme : «white men, white men». 
 

Sur le Sepik

À Pagwi, nous montons à bord d’un canoë à moteur. Notre destination du jour, le village d’Ambunti, est à quatre heures de bateau. Mais après avoir remonté le fleuve sur quelques petits kilomètres, nous assistons déjà au quotidien d’une tribu : entre les huttes construites sur pilotis les femmes lavent des vêtements dans l’eau tandis que les hommes s’affairent sur leurs canoës. Leur vie tourne autour du Sepik, qui sert de base pour l’alimentation et le transport depuis des millénaires. Près d’un demi-million de personnes issues de différentes tribus vit le long des rives du Sepik. Celles-ci portent des noms exotiques, comme Arapesh, Abelam ou Iatmul. Elles sont surtout connues pour leurs scarifications : un rituel étroitement lié au mythe de la création de chaque village, et qui consiste à graver des motifs sur certaines parties du corps. Les cicatrices sont censées rappeler la peau du crocodile, puisque ce dernier est vénéré par beaucoup de tribus comme être spirituel de la création. 

Des adorateurs du crocodile

Philip nous emmène dans un village où nous pénétrons dans la maison spirituelle des ancêtres, avec la permission du chef de tribu. Les Nationals l’appellent «Tambaran» et elle est uniquement réservée aux visiteurs ainsi qu’aux hommes indigènes. Ces derniers y prennent toutes les décisions importantes, y conservent leurs sculptures précieuses et y exécutent les rituels traditionnels, nous explique Philip. Soudain, un homme musclé apparaît devant moi. Son dos est orné de marques d’une beauté douloureuse. Effectivement, les motifs rappellent la peau d’un crocodile. 
 

Sing-Sing ou carnaval

Philip ne se prive pas du plaisir de nous montrer un autre village. Cette fois, c’est un comité d’accueil encore plus spécial qui nous attend : les habitants du village nous ont organisé un petit «Sing-Sing». Le «Sing-Sing» consiste en des danses de guerre avec des lances de bambou et des costumes aux couleurs vives. Le jour de l’indépendance est célébré par toutes les tribus à Goroka et Mount Hagen. Dans les villages également, les tribus organisent leur propre Sing-Sing pour des occasions spéciales, comme les mariages. Les autochtones décorent alors leurs têtes d’herbes de la forêt vierge, de plumes bleu-vert de paons et d’imposantes plumes de rapaces. Et ils s’enduisent le corps d’huile pour le faire luire. Le chef de tribu inaugure la cérémonie avec des cris, puis des tambours tonnent et les habitants masqués dansent en rythme sur la place du village. Pour terminer, nous nous rendons au centre du village, où nous observons l’agitation au calme. Le même jour, nous retournons encore à Pagwi et de là, nous rejoignons l’île de Nouvelle-Bretagne en passant par Wewak. 
 

Plongée dans le bleu

Sur l’île de Nouvelle-Bretagne, nous arrivons au Walindi Plantation Resort, où je vais bientôt pouvoir plonger dans le bleu profond de la mer de Bismarck. Notre premier spot de plongée s’appelle «Inglis Shoal». Je contrôle une dernière fois mon écran, je lève à nouveau les yeux et je tombe nez à nez avec un petit requin à pointes noires. Alors que je vérifie encore mon matériel sur le récif, je vois au loin arriver la mère du bébé requin, un animal de trois mètres de long environ. Majestueuse, elle passe tout près de moi. Je découvre une gorgone géante avec un minuscule hippocampe pygmée lors de ma deuxième séance de plongée sur le Katherine’s Reef, où de magnifiques coraux mous de toutes les couleurs et formes ornent les parois : un feu d’artifice de couleurs submergé par la lumière du soleil. La troisième séance de plongée nous amène sur l’île de Restorf, où nous croisons même la route d’une rascasse marcheuse, il s’agit d’un poisson-scorpion qui ne nage pas mais se déplace en marchant. 
 

«Un million de voyages différents» : le slogan de l’agence de tourisme tient toutes ses promesses. 

Cette contribution est soutenu par Manta Voyages
Photos: Jessica Clarisse, Simone Rudzinski, iStock

Un monde d'oiseaux

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les spécificités biologiques sont légion. On y trouve le très rare glyphis, le plus grand papillon du monde, ou encore les seuls oiseaux toxiques connus à ce jour. Par ailleurs, les cimes sont peuplées par la majorité des espèces d’oiseaux de Paradis, dont la beauté plumée orne également le drapeau national. La famille des oiseaux de Paradis compte 39 espèces, plus belles les unes que les autres : parure de plume scintillante ou superbe jeu de couleurs, . Ces caractéristiques extérieures servent un but unique : gagner la faveur des oiseaux femelles.

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